jeudi 17 avril 2014


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BRIGHT selon la presse

 


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La culture des jardins scolaires requiert une cohé-sion sociale

Une visite de suivi à l’école du village Bokuy par une équipe de CRS en octobre 2011 a permis de découvrir un système de gestion communautaire de l’école en proie à des malentendus et à des luttes intestines. Les membres de l’équipe ont constaté que le directeur de l’école était parti, les enseignants ne se parlaient presque pas et qu’il y avait des signes visibles de conflit entre la communauté et les enseignants. Les obstacles à une éducation de qualité des enfants de Bokuy et au fonctionnement normal des activités scolaires étaient réels et assez graves. Une de ces activités était le jardinage scolaire, destiné à soutenir la cantine scolaire endogène (programme de déjeuner) et à augmenter les taux d’inscription, de participation, de rétention et de réussite des élèves. L’activité de jardinage a été retardée l’année scolaire précédente également et la situation difficile qui prévalait ne laissaient pas entrevoir des signes d’amélioration. Grâce à des visites régulières, l’équipe de CRS a réuni les enseignants et la communauté pour des discussions ouvertes qui se sont soldées par la participation active de toutes les parties aux activités scolaires. L’activité de jardinage scolaire a été particulièrement menée avec succès et a contribué au programme de cantines scolaires.

Le village de Bokuy est situé dans une région très éloignée du Burkina Faso dans la province des Banwa, à environ 3 kilomètres de la frontière du Mali. Sa première école a été construite sur la base d’une approche communautaire par le projet BRIGHT (Réponse burkinabé pour l’amélioration des chances de réussite des filles), financé par le Millennium Challenge Corporation des Etats-Unis et géré par l’USAID en deux phases (BRIGHT I et BRIGHT II) entre 2006 et 2013. Avant la construction de cette école, la plupart des enfants de Bokuy n’allaient pas à l’école et les rares enfants inscrits à l’école devaient parcourir de longues distances à pied pour rejoindre le village le plus proche.

Dans la plupart des écoles construites par le projet BRIGHT, le déjeuner est offert aux enfants grâce au soutien de l’Etat burkinabé, de l’USAID et d’autres donateurs. Toutefois, de 2009 à 2012 dans la province des Banwa, l’approche de cantines scolaires endogènes a été mise à l’essai dans les écoles BRIGHT, les parents d’élèves et les membres de la communauté cultivant des plantes pour nourrir leurs élèves eux-mêmes. Le projet a fourni des vivres pour un mois dans le cadre de l’abandon progressif de l’approche traditionnelle sur une durée de trois mois au cours de laquelle le personnel de CRS a sensibilisé, formés et fourni des clôtures et autres aides matérielles pour l’implantation de jardins scolaires. Le jardin scolaire était destiné à compléter les repas avec des légumes et à donner aux élèves une expérience pratique d’apprentissage en matière d’agriculture, de mathématiques et de sciences. A Bokuy cependant, cet objectif devenait imperceptible.

Lors de la première réunion de réconciliation avec l’équipe de CRS, seuls cinq membres de la communauté et un enseignant (nouveau à l’école) étaient présents. Les parents d’élève ont mentionné la mauvaise gestion des approvi-sionnements alimentaires, un problème de leadership, la non-disponibilité du directeur, le manque d’implication des parties prenantes et les luttes intestines entre l’ancien directeur et la majorité des enseignants. Abdoulaye Diallo, le directeur nouvellement nommé de l’école, qui avait déjà quitté l’école, a appelé au téléphone pour exprimer sa déception face aux mauvaises relations entre la communauté et les enseignants : « S’il y a des problèmes entre les enseignants et les communautés, je vais échouer dans ma mission » a déclaré M. Diallo.

Il a été invité à rejoindre son poste. L’équipe de CRS a souligné le rôle impor-tant que les enseignants et le nouveau directeur pourraient jouer en tant que leaders. Les pourparlers ont abouti au retour de M. Diallo qui excelle dans son rôle. Il a organisé des réunions pour mettre en place des groupes d’enseignants et de membres de l’APE (hommes et femmes) et pour définir les tâches pour chaque groupe. Les groupes ont creusé un puits juste pour le jardin, mis des plantes dans le jardin, arrosé les plantes et a assuré l’entretien quotidien du jardin.

La querelle de leadership était terminée. La cour est devenue plus propre ; des oignons, des choux, des carottes, des aubergines et des tomates poussaient dans le jardin. Les parents d’élèves ont apporté du maïs, du sorgho, des hari-cots et du petit mil à l’école en complément aux produits du jardin et les en-fants prenaient des repas plus nourrissants au déjeuner. Salou Sidibé, Président de l’Association des Parents d’Elèves fait remarquer : « maintenant, nous avons un bon directeur d’école. Mais bien plus que cela, le CRS nous a rendu plus conscients de l’importance de notre engagement dans la gestion de l’école et dans les activités scolaires, notamment le jardinage scolaire. Je suis maintenant conscient que je dois être un modèle pour les autres et si moi, en tant que président de l’APE ne me sens pas personnelle-ment concerné, les autres membres de la communauté ne le seront pas non plus. »

Abdoulaye Diallo, directeur de l’école d’ajouter : « Nous avons surmonté un défi. La cohésion sociale chez les enseignants est la condition la plus impor-tante à réaliser lorsque l’on veut réussir en matière d’éducation, notamment lorsque le soutien des parents d’élèves et de toute la communauté est néces-saire ».

Cette situation a également généré des résultats pour les bénéficiaires les plus importants du projet. Les élèves de CM2 ont réussi à l’examen du certificat d’études primaires (CEP) à des taux bien au-dessus des moyennes de la pro-vince : 77,78% des filles (moyenne provinciale 57,19%) et 100% des garçons ont réussi (moyenne provinciale 67,34%).

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Des enfants fréquentant une des 70 écoles nouvellement ouvertes en attendant les classes définitives au cours de l’année scolaire 2006-2007


Lisa FRANCHETT du Bureau Régional de l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest basé à Accra en visite dans une école BRIGHT près de Kaya


1er mars 2010 : cérémonie conjointe de clôture de BRIGHT II , Phase I et de lancement de BRIGHT II


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