samedi 19 avril 2014


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BRIGHT selon la presse

 


BRIGHTII à la rencontre des communautés : cas du village de Wilbouma

Le village de Wilbouma dans la province du Namentenga, situé à 55 km environ de Boulsa a accueilli une équipe du projet BRIGHTII ce samedi 25 février 2012 dans le cadre du suivi des activités de séances d’écoute organisées par FAWE (Forum for African Women Educationnalists). Ces séances qui se déroulent au sein de villages abritant des écoles BRIGHT II ont pour objectif de promouvoir la scolarisation des filles en sensibilisant les communautés sur les avantages et les obstacles liés à cela.

Le 25 février 2012 dans la matinée, une équipe composée de Mme Lucie ZONGO, représentante du FAWE, de Florentine BAMBARA, spécialiste en éducation du projet BRIGHT II, de Nafisatou CISSE, stagiaire en communication à Plan Burkina et de Dagoba YONLI, répondante DPEF (Direction de la Promotion de l’Education de la Femme). Au bout de 2 heures de voyage sur des sentiers à travers la brousse, il nous est enfin apparu une école dont l’architecture et les couleurs furent immédiatement reconnues par l’équipe : c’était l’école BRIGHT de Wilbouma. Dès notre arrivée, nous avons été cordialement accueillies par un groupe d’enfants, de femmes et d’hommes ainsi que des instituteurs qui y travaillent.

Les violences faites aux filles : un frein à leur accès et leur maintien dans le système éducatif

Après le mot de bienvenue du directeur de l’école de Wilbouma, le premier thème abordé dans les enregistrements écoutés fut les violences faites aux femmes et filles et leurs conséquences sur l’accès, le maintien et la réussite des filles à l’école. L’écoute dura environ 25minutes. A l’issue de celle-ci, le directeur de l’école, qui dirigeait la séance, demanda à l’auditoire de quoi parlait l’élément écouté. La première réponse est venue d’une femme qui affirma qu’il était question de la scolarisation des filles. Une série de réponses allant dans le même sens s’en suivie. Certaines questions portant sur la définition de la violence, les types de violences et les conséquences de celles-ci sur l’éducation des filles furent ensuite abordées. Les habitants de Wilbouma citèrent de nombreux types de violences faites aux filles. Il s’agit, entre autres, de la violence domestique, de la déscolarisation des filles, des violences sexuelles, du mariage forcé et précoce, des naissances rapprochées, de la marginalisation des femmes dans la prise de décisions et de l’excision. Allant dans le même sens que la population de Wilbouma, Mme Dagoba YONLI a affirmé que« certaines pesanteurs sociales telles que le mariage forcé font que les filles sont inscrites au début, mais à un certain moment, on constate leur absence. »La population, à travers une participation très active a ainsi mis en lumière le fait que la violence est l’un des facteurs entravant aussi bien la scolarisation des filles que leur maintien dans le système éducatif.

Les parents d’élèves comme promoteurs de la scolarisation des filles

« La cause du problème de la scolarisation des filles, c’est le manque de connaissance, l’ignorance. De nombreux parents ne veulent pas scolariser leurs filles parce qu’ils ignorent les bienfaits de l’éducation. » Ce sont les propos de Mme SAWADOGO Mariam, animatrice Bisongo à Wilbouma. Cela nous renvoie au second thème qui a été abordé à savoir le rôle des Associations des Parents d’Elèves (APE) et des Associations des Mères Educatrices (AME) dans la scolarisation des filles. Ce thème a également suscité une grande participation de l’auditoire et de nombreuses interventions aussi bien féminines que masculines. La population estima que de nombreux rôles revenaient aux parents d’élèves. Ils devraient ainsi suivre de près les études de leurs enfants, en s’assurant de leur assiduité, s’assurer de la propreté de l’école et s’investir pour le bon fonctionnement de la cantine scolaire.

La fin de la séance fut marquée par un engagement de la population à travers son porte-parole, à s’investir dans la scolarisation de leurs enfants, aussi bien les filles que les garçons. Le message aura ainsi été bien reçu par les habitants de Wilbouma dont Mme Madeleine Sawadogo, une autre animatrice Bisongo : « Ce que nous avons retenu de la séance d’écoute c’est la nécessité de scolariser les filles, de faire progresser l’éducation des filles. »

Nafisatou Cisse

Stagiaire en communication/ CO Plan Burkina



Des enfants fréquentant une des 70 écoles nouvellement ouvertes en attendant les classes définitives au cours de l’année scolaire 2006-2007


Lisa FRANCHETT du Bureau Régional de l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest basé à Accra en visite dans une école BRIGHT près de Kaya


1er mars 2010 : cérémonie conjointe de clôture de BRIGHT II , Phase I et de lancement de BRIGHT II


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