vendredi 18 avril 2014


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BRIGHT selon la presse

 


Education des filles : Quand le mariage forcé s’invite !

La lutte menée pour la scolarisation des filles porte des fruits à certains endroits. Ce fait pourtant ne devrait pas faire oublier les entraves qui freinent le plein épanouissement de la fille. Les mariages précoces/forcés constituent dans certaines localités de notre pays l’un des plus grands obstacles dans la poursuite des études.

C’est l’histoire de deux sœurs qui ont respectivement 13 ans et 14 ans inscrites en cours moyen première année (CM1). Entre elles règnent une certaine rivalité au plan scolaire. Les deux se relaient à la tête de leur classe, quand l’une est première ne cherchez pas, l’autre est deuxième et vice-versa. Beaucoup auraient souhaité être leurs parents. Elles ambitionnent probablement d’obtenir le certificat et de poursuivre leurs études comme tous les enfants de leur âge. Hélas.

A 14 ans, l’ainée a déjà été promise à un marabout septuagénaire. Tous les efforts du directeur de son école, auront permis d’arracher au père la maigre concession qu’elle poursuive ses études jusqu’au … CEP. Après quoi elle devra rejoindre son mari pour qu’il ne perde pas la face aux yeux de ses semblables. Si le sort de cette dernière semble être scellé, mariage oblige, la sœur cadette bénéficie encore d’un sursis. Pour l’instant, du haut de ses 13 ans, elle est simplement promise en mariage. Mais ce sursis peut se révéler illusoire. Elle pourrait à tout moment être retirée de l’école au grand plaisir de son futur « mari ». L’ironie de sa situation c’est que cette année même, elle a été présenté au concours d’excellence de sa région tant ses résultats sont impressionnants. Qu’adviendra t-il d’elle et de ses études pour l’année scolaire prochaine ? Rien n’est sur.

Ces cas malheureusement sont loin d’être isolés. En témoignent ces propos du directeur de l’école : « j’ai 38 élèves dont 18 filles. La majorité de ces filles sont déjà promises. Elles savent ce qui est en train de leur arriver mais la situation les dépasse. Ce sont les parents qui décident du mariage, et ce sont les parents qui choisissent le mari et le moment du mariage. En gros, elles sont obligées de subir ».

Les sensibilisations sur le bien fondé de la scolarisation des filles dans cette région n’auraient donc pas produit tous les effets escomptés. C’est dire qu’en la matière, il y’a urgence. Combien de fillettes comme elles seront discrètement retirées de l’école pour satisfaire à cette pratique ? Que dire de l’entêtement de certains parents qui continuent à penser que les filles c’est fait pour être mariées ? Parents pour qui plus tôt c’est fait, mieux ça vaut. Combien de rêves seront brisés parce que des fillettes à peine sorties de l’enfance seront retiré de l’école pour être brutalement plongées dans une vie qui ne devrait pas encore être la leur.

Tangouam Léonce/ Plan Kongoussi



Des enfants fréquentant une des 70 écoles nouvellement ouvertes en attendant les classes définitives au cours de l’année scolaire 2006-2007


Lisa FRANCHETT du Bureau Régional de l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest basé à Accra en visite dans une école BRIGHT près de Kaya


1er mars 2010 : cérémonie conjointe de clôture de BRIGHT II , Phase I et de lancement de BRIGHT II


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