jeudi 24 avril 2014


Visites:


Album BRIGHT

BRIGHT selon la presse

 


Expériences réussies sur les cantines endogènes dans la province des Banwa

Des modèles de réussites dans la mise en œuvre des cantines endogènes ont été présentés au cours du forum sur la cantine endogène dans la province des BANWA. Les écoles de Dio et de Montionkuy étaient au centre de tous les intérêts. Dans un exposé, leurs directeurs respectifs sont revenus sur la situation de leurs écoles en matière de bonnes pratiques sur toutes les étapes du processus.

D’emblée, il convient de dire que ces succès trouvent leur fondement autant dans la rigueur de l’organisation à travers la mise en place des structures, la collecte des vivres et leur gestion, que dans l’engagement des communautés aussi bien à Dio qu’à Montionkuy. A Dio, les collectes organisées ont permis le ravitaillement de la cantine scolaire. Trois boites de céréales et un litre de beurre de karité sont exigés par individu aux parents d’élèves.

Le menu est décidé la veille et de commun accord avec les élèves, et seuls ceux qui sont à jour de leur contribution ont droit aux repas. Pour le respect des normes, notamment la ration journalière, recours au Manuel de cantine scolaire du Ministère de l’éducation de base et de l’alphabétisation. Les produits du jardin (feuilles de haricot et de moringa) interviennent également dans la préparation des repas. Cependant, des difficultés et les problèmes de fonctionnement existent et entravent cette activité de restauration à l’école. Le manque de matériels de cuisson appropriés, le coût relativement élevé du concassage pour les associations de parents d’élèves , l’insuffisance des vivres collectées et enfin la présence de forces opposées au concept de cantines endogènes sont autant d‘obstacles à son meilleur fonctionnement.

En guise de palliatif, la sensibilisation permanente est présentée comme un moyen capable de faire évoluer les choses, surtout du côté des parents. L’implication des élèves est sans conteste un atout de poids surtout auprès des parents réticents. La collaboration établie avec certaines associations peut se révéler bénéfique à plus d’un titre. La fondation pour le développement communautaire, à titre d’exemple, aura apporté un soutien à la cantine endogène de Dio à travers un don en ustensiles de cuisine (marmites, bassines, louches), en matériels de jardinage, et en vivres (riz, haricot). Autre lieu, même pratique. A Montionkuy l’engagement des différents acteurs aura permis une réussite dans la mise en oeuvre de la cantine. Pour que leurs cas fassent école, le directeur de l’école de Montionkuy a exhorté les enseignants et les communautés à développer un esprit de sacrifice pour une effectivité des cantines endogènes. Son intervention a également porté sur l’importance et la qualité du climat dans cette forme de collaboration. Pour y parvenir, la communication est le moyen préconisé dans l’instauration d’une atmosphère propice.

Des initiatives des communautés, dans le sens du soutien des cantines, contribueraient à résorber certaines difficultés comme c’est actuellement le cas à Montionkuy. La mise en valeur de champs collectifs et la production de savon liquide permet de mieux prendre en charge un volet important de la scolarisation de leurs enfants, c’est-à-dire leur alimentation par le biais des cantines endogènes.

En résumé, le succès des cantines endogènes repose sur certains éléments au nombre desquels : l’engagement des parents, l’esprit de sacrifice, la création d’un climat propice, la sensibilisation permanente, la fixation d’objectif à atteindre et enfin la transparence dans la gestion et l’implication effective des élèves.

Des recommandations ont été faites pour une réussite quant à la mise en place des cantines endogènes. Les participants ont formulé le vœux d’une meilleure appropriation de l’activité par les acteurs, l’engagement des enseignants au côté des communautés, l’ouverture d’esprit, la communication ainsi que l’organisation d’un prix d’excellence dans la gestion des cantines et la mise en place d’un système de contrôle externe afin de susciter l’émulation et prévenir les dérives. Félicitation donc à Dio et Montionkuy qui ont pris les devant afin d’assurer à leurs enfants une bonne scolarisation.

Edité par Tanguam Léonce Stagiaire, Plan Kongoussi



Des enfants fréquentant une des 70 écoles nouvellement ouvertes en attendant les classes définitives au cours de l’année scolaire 2006-2007


Lisa FRANCHETT du Bureau Régional de l’USAID pour l’Afrique de l’Ouest basé à Accra en visite dans une école BRIGHT près de Kaya


1er mars 2010 : cérémonie conjointe de clôture de BRIGHT II , Phase I et de lancement de BRIGHT II


BRIGHT

O1 BP 1184 Ouagadougou 01

Tel :
(+226)50 37 87 33
(+226) 50 37 87 35
(+226) 50 37 87 37
(+226) 50 37 87 38

Fax :
(+226) 50 37 87 39

E-mail
info@brightnews.org


 

Related Links