Engagé depuis 2004 et censé accroître l’offre éducative au Burkina Faso dans le cadre du Millénium Challenge Corporation, le projet BRIGHT, exécuté par le Consortium formé par Plan Burkina, Catholic Relief Service (CRS) et African Women Educationalists (FAWE), et l’Association Tin Tua passe à la vitesse supérieure, avec une phase II destinée à la normalisation de 132 complexes scolaires réalisés dans le cadre du projet ; ceux-ci passeront de 3 salles de classes à 6 classes. Lundi 1er mars à Ouagadougou, Odile Bonkongou, ministre burkinabè de l’enseignement de base et de l’alphabétisation a procédé au lancement de cette deuxieme phase.
« Un enfant est comme une bougie qui est encore éteinte. Sans la scolarisation, cet enfant reste dans le noir. Il sera d’une utilité limitée pour les autres et ne sera pas en mesure de réaliser ses espoirs et ses aspirations. Toutefois, grâce à la scolarisation, l’enfant devient comme une bougie radieuse, et peut maintenant éclairer et illuminer. La différence entre la bougie lumineuse et la bougie terne dans ce cas, c’est la scolarisation. »
Plus qu’un plaidoyer pour l’éducation des enfants, ce discours véridique aux accents métaphoriques de Samuel Laeuchil, le Chargé des Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, n’aura laissé personne indifférent, ce lundi 1er mars à Ouagadougou, lors du lancement officiel du projet Briht II.
Financée à environ 25 millions de dollar US, dont plus de 3 millions par Plan et le Catholic Relief Service (CRS), cette seconde phase du projet, exécuté dans les provinces de Banwa, Gnagna, Komondjari, Oudalan, Séno, Soum, Sanmatenga, Namentenga, Yagha et de la Tapoa, se veut le prolongement et le renforcement des acquis engrangés au cours de la phase précédente. Ainsi, le projet procédera à la normalisation des écoles déjà construites. Sur le terrain, cela sera matérialisé par la réalisation de 396 salles de classe, qui seront équipées en tables bancs. Pour les enseignants, il est prévu la construction de 396 logements. Par ailleurs, les écoles nouvellement créées seront équipées de 264 blocs de latrines avec des dispositifs de lave-mains et 15 nouveaux forages s’ajouteront au 132 déjà existants sur sites des complexes.
Pour le deuxième acte du projet Bright II, l’innovation majeure reste de loin l’accroissement de l’offre éducative au préscolaire. En effet, au nombre de 10 lors de la première phase de Bright, les centres d’éducation préscolaire, dénommés Bisongo, seront portés désormais à 132, dont 122 nouvellement construits.
Prévu pour prendre fin en septembre 2012, le compte à rebours du projet BRIGHT II phase II, est donc enclenché depuis le 1 mars. Mais déjà, au regard des résultats satisfaisants de la première phase, on présume du succès à venir : BRIGHT II phase II percera le mur de l’obscurantisme et de l’ignorance au Burkina Faso, pas à la vitesse du son, mais à celle de lumière qui éclaire.
P. Boureima Salouka