dimanche 5 septembre 2010


Bonjour

BRIGHT selon la presse

La journaliste Myriam Wedraogo dit ce qu’elle a vu sur le terrain

Myriam Wedraogo, journaliste à la West Africa Democray Radio basée à Dakar était sur des sites d’écoles réalisées dans le cadre du projet BRIGHT pour toucher voir de près les résultats du projet sur le terrain. De retour du terrain, elle a bien voulu répondre à quelques questions du Coordonnateur du projet, et donne ainsi à voir l’avis d’une personne qui a plutôt l’habitude de recueillir les avis des autres.

- Vous étiez sur le terrain et vous avez visité notre projet Bright dans la zone du Namentenga. Qu’est-ce que vous avez vu et qui vous a frappé ?

Myriam Wedraogo (M O) : J’ai visité des écoles Bright dans le Namentenga et j’ai pu rencontrer des élèves, enseignants, chefs de village, mères éducatrices, parents d’élèves, directeurs d’écoles qui m’ont parlé de la promotion de la scolarisation des filles. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est l’implication de tout ce monde pour un meilleur accès des filles à l’éducation. C’est bon de voir comment les chefs de village et les mères éducatrices participent à la sensibilisation et de voir que les parents s’impliquent pour que leurs filles puissent aller à l’école, et comment les enseignants permettent aux élèves de travailler dans de bonnes conditions. J’ai trouvé que tout cela était vraiment bien organisé dans ces provinces et villages aussi reculés avec des infrastructures modernes. Ces échanges avec tous ces acteurs qui ont contribué à la mise en œuvre du projet Bright sont enrichissants.

- En tant que femme vous seriez certainement pour un projet comme celui-ci qui supporte l’éducation des filles. Vous avez eu à vous entretenir avec certaines filles ou leurs mamans. Est-ce qu’elles vous ont fait quelques déclarations qui montrent leurs appréciations de ce projet ?

M O : J’ai plutôt parlé avec les hommes, parce que je me dis que les femmes savent peut être l’importance de mettre leurs enfants à l’école. C’est peut être plus compliqué chez les hommes car ils privilégient parfois l’inscription des garçons quand ils ont le choix entre les deux sexes. Ils m’ont assuré qu’ils ont compris l’importance d’envoyer leurs filles à l’école. J’ai voulu aussi m’assurer qu’il ne s’agissait pas juste de les inscrire mais aussi de les suivre, de les soutenir pour qu’elles puissent se maintenir dans le système scolaire. En ce sens, les mères éducatrices m’ont rassuré qu’elles participent à la sensibilisation pour que les filles non seulement aillent à l’école mais aussi persévèrent et réussissent dans leurs études.

- Est-ce qu’elles ont pu vous faire quelques confidences sur les raisons pour lesquelles c’était dure d’envoyer ces jeunes filles à l’école ?

M O : Elles m’ont fait des confidences. Par exemple la responsable chargée de la promotion de l’éducation des filles au niveau de la direction provinciale de l’éducation de base m’a confié que les parents étaient souvent découragés, parce que à un certain niveau (6ème où 5ème ) les filles prenaient des grossesses et les parents se disaient alors qu’il ne valait pas la peine de payer des frais de scolarité pour une fille qui n’ira pas loin. Jusqu’à présent, dans certaines provinces ce problème de grossesse précoce se pose malheureusement surtout dans les petites classes. Parce que en général à partie du secondaire elles n’ont plus ce problème car elles sont plus grandes, plus mûres alors que les petites sont toujours exposées, vulnérables. C’est pourquoi il faut le travail de sensibilisation pour que les parents comprennent qu’un suivi doit être assuré pour permettre aux filles de réussir.

- Est-ce que vous pensez que l’histoire de notre projet peut avoir quelques échos favorables au niveau régional à travers West Africa Democracy Radio pour encourager les parents à envoyer leurs enfants surtout les filles à l’école ?

M O : Absolument. Je pense que Bright est un exemple, un succès au Burkina Faso. C’est fantastique de voir des écoles implantées dans des villages et des provinces reculés, parfois même inaccessible surtout en période d’hivernage, mais qui ont accueilli ces écoles et permettent la scolarisation des filles. J’ai visité des classes dont la majorité des enfants sont des filles. J’espère que le projet va continuer et que plus de filles seront scolarisées. Je crois aussi qu’une émission sur ce projet permettra à d’autres pays d’en savoir l’existence pour l’essayer dans leurs pays. Ils peuvent aussi s’inspirer d’un tel projet pour améliorer l’accès des filles à l’école. Beaucoup de pays qui sont en conflit comme la Sierra Léone et le Libéria nous écoutent, et ils font face à de défis importants en matière d’éducation. Une émission sur le projet Bright pourra leur permettre de mieux faire face à leur défi concernant l’éducation des filles.


Des enfants fréquentant une des 70 écoles nouvellement ouvertes en attendant les classes définitives au cours de l’année scolaire 2006-2007


Felix Awantang du bureau regional de l’USAID’s pour l’Afrique de l’Ouest basé à Accra en visite dans une école type près de Kaya


Pose de la première pierre par le Ministre de l’éducation Mme Odile Bonkoungou en compagnie de l’Ambassadrice des Etats-Unis, Jeannine Jackson et le gouverneur Fatimata Legma (en blanc)


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